HISTOIRE
La Farlède a su préserver son caractère de village provençal, à l’abri de l’urbanisation côtière. Son histoire se découvre à travers le regard des anciens, pour qui s’y intéresse. Sans rejeter le développement, comprendre ses racines enrichit la perception de la commune.
À l’origine, le village était constitué de hameaux aux ruelles bordées de porches et d’escaliers extérieurs. Les Mauniers, restés presque inchangés, offrent un aperçu de l’habitat du XVIIe siècle. Au XIXe siècle, La Farlède s’étend le long de la route, avec des immeubles construits autour d’une placette, vers Solliès-Pont et Toulon.
L’urbanisation s’accélère dans les années 1970 avec la création de lotissements autour du bourg, accompagnée d’une forte croissance démographique. En 1766, la commune comptait 793 habitants. Entre 1968 et 1982, sa population a presque doublé, passant de 2 540 à 4 472 habitants, après une hausse plus modérée entre 1940 et 1968.
Repères et héritage
COUDON : la commune est dominée par le Mont Coudon (702 m). Elle s’étend à ses pieds sur 811 hectares. Pour les Farlédois, le Coudon est un symbole, un point de ralliement. Ce vieux phare semble indiquer son chemin au voyageur pressé de rentrer chez lui.
RIVIÈRES : un fleuve côtier et une rivière marquent le territoire de la commune.
LE GAPEAU : dans ses méandres, il traverse les quartiers des Mauniers et de la Garrejade et procure l’eau d’arrosage. La source du Réganas alimente les jardins des Laures et du Partégal, faisant également tourner un ancien moulin à huile.
LA PLAINE : elle est située entre le massif schisteux des Maures et la Provence calcaire.
ÉTYMOLOGIE DU MOT FARLÈDE : Frédéric Mistral, dans son grand dictionnaire, nous propose une étymologie du nom de La Farlède. On peut y lire : « La Farlède près d’Hyères, de Farleto, radical « ferla » qui donna « ferula commune de linna » qui n’est autre que le nom savant du gros fenouil ». Cette étymologie est contestée. Selon certains, elle remontrait plutôt à l’occupation romaine. Le nom de La Farlède viendrait alors de la juxtaposition de « far » (le blé) et de « leda » (que l’on peut rapprocher du mot gascon des Landes). Il signifierait donc « la terre à blé ».
LA PAROISSE ET SON HISTOIRE : L’église de La Farlède a été construite en 1751. De style roman, elle est dédiée à l’Immaculée conception comme le montre le tableau surmontant le maître-autel placé le 8 décembre 1755, jour de la bénédiction de l’église. Construite au XIe siècle par les chanoines de l’abbaye Saint-Victor de Marseille, la chapelle de la Trinité est le plus vieux monument religieux de la commune ; un grand nombre d’ex-votos tapissent les murs.
Artisanat et industrie
Le grès, présent sur la commune, fut exploité dès les premiers temps pour la construction. D’autres activités se développèrent ensuite, notamment une mine de gypse alimentant une plâtrière et une mine d’argile pour une tuilerie.
La plâtrière, activité majeure de La Farlède, fut transformée en champignonnière en 1947. Elle fonctionna jusqu’en 1960, faute de fumier de cheval, indispensable à la culture.
La tuilerie, fermée en 1929, utilisait l’argile locale, mélangée à la terre de la plâtrière. Les ouvriers façonnaient les tuiles sur leurs cuisses avant de les cuire dans un four à bois.
Une fabrique d’échelles, tenue par la famille Escarrat, prospéra durant trois siècles. Ses « escarassons » servaient notamment à la cueillette des fruits.
Vers 1914, une cinquantaine de charbonniers travaillaient dans les collines. Respectée, leur corporation présentait ses félicitations aux naissances et mariages à la cour de France.
Armoiries de la ville

Les armoiries de La Farlède sont imaginées par le félibrige majoral Maurice Raimbault, archiviste adjoint des Bouches-du-Rhône, et remises au village ainsi que sa devise « DÓU SOULÈU TOUT BÈN » (du soleil vient tout le bien).
Les armes sont d’azur et on trouve sur le blason 7 épis de blé d’argent liés de gueules surmontés en chef d’un soleil d’or (armes adoptées par le conseil municipal le 4 juin 1911).
Le soleil évoque le souvenir du sceau parlant de la commune mère Solliès-Ville. Le blé a été adopté comme étant par nature le symbole majeur des produits du terroir le plus nécessaire à la vie. « Le blé est symbole d’abondance, de multiplication, de paix ».
Le nombre des épis liés rappelle l’union des sept hameaux d’origine: Les Mauniers, Les Guiols, Les Grands, Les Laures, Les Fourniers, Les Nartières et Jérusalem, que la prospérité grandissante de la commune a transformés en une seule agglomération :
«L’écu timbré de la couronne murale d’or à deux tours, soutenu de deux branches de cerisier fruitées au naturel».
Devise du village
« Dou Souléu Tou bén »
« Du soleil vient tout le bien »
Les dates marquantes
Des faits qui ont marqué la période de 1789 à 1977…
1789 : La Révolution française est l’ensemble des mouvements révolutionnaires qui se succèdent en France de 1789 à 1799 pour abolir les structures de l’Ancien Régime. Cette révolution se déroule en plusieurs étapes. Lors des états généraux réunis le 5 mai 1789, le tiers-état impose la souveraineté de la nation, révolution politique capitale que la prise de la Bastille (14 juillet 1789) couronne de façon symbolique
1789 : Le 6 avril, les électeurs du clergé des 3 sénéchaussées de Toulon, Hyères et Brignoles élisent le curé Farlédois Jean-Joseph Rigouard comme député
1799 : Le 4 juillet, le 15 messidor an VII, le directeur exécutif, par décision signée « Sieyès » crée quatre nouvelles communes : Solliès-Ville, Solliès-Pont, Solliès-Toucas, Solliès-Farlède
1800 : M. Jean-Louis Chichon est désigné comme responsable de la construction et de la perception communales. Dès cette époque, il est demandé à M. Joseph Guiol de réorganiser la garde nationale
1802 : 7 brumaire de l’an IX (7 octobre), le premier conseil municipal se réunit. Il décide d’un bureau de bienfaisance pour soutenir la population la plus défavorisée
1802 : Le premier instituteur M. Joseph Gueit est nommé
1854 : Le choléra fait sa réapparition
1862 : La mairie prend à sa charge le loyer du docteur Paulet afin de l’inciter à se fixer à Solliès-Farlède
1863 : La gare est construite, le pensionnat des jeunes filles du Partégal est créé
1874 : La décision est prise de planter 120 platanes aux abords du village
1877 : Construction de fontaines et installation de l’éclairage des rues par des fanaux munis de lampes à pétrole
1880 : Solliès-Farlède devient La Farlède. Dans la même année, l’équipement des trottoirs est réalisé
1880 : Début de la culture florale, surtout des violettes, l’une des fiertés du canton
1883 : Nouvelle et dernière épidémie de choléra
1899 : Le 8 octobre, un orage d’une rare violence fait déborder de son lit le Réganas
1900 : Les rues reçoivent des noms et les maisons sont numérotées
1905 : Le début de l’électrification est un grand progrès pour les Farlédois. C’est la modernisation assurée pour le village
1907 : Le lavoir de la place se voit recouvert d’une voûte de protection et surtout d’une canalisation d’évacuation des eaux usées vers les égouts. Au début du siècle, la plâtrière appartient à M. Auguste Guiol. Celui-ci la lègue alors à sa fille alors que son fils prend sa suite à la tuilerie. Elle devient ultérieurement une champignonnière. Par ailleurs, deux moulins à huile fonctionnent grâce à leurs mouliniers M. Ricca et M. Guiol.
Pendant la guerre 14-18, La Farlède n’est pas épargnée
1918 : La Farlède rend hommage à ses morts en érigeant un monument aux morts dans le cimetière
1927 : La cave coopérative ouvre ses portes. Elle est créée à l’instigation de M. le Maire Ernest Fouque et M. Paul Borel qui en est le président fondateur
1929 : La tuilerie ferme ses portes
1936 : Création de la cantine scolaire
1942-1943 : Les Allemands s’installent à La Farlède. C’est à cette époque qu’est créée par les Allemands la société de production industrielle S.-P.-I. sur l’emplacement actuel de la scierie de la DCAN. Cette entreprise est destinée à expérimenter la fabrication synthétique d’essence à partir de sarments de vigne.
1944 : Le 21 août marque la libération de La Farlède.
1947 : La plâtrière est transformée en champignonnière.
1951 : Le village est équipé d’un tout-à-l’égout.
1956 : Une vague de froid frappe la France, les oliviers sont gelés. Dans la même année, après cette fameuse période de froid, le moulin ferme ses portes.
1965 : Sur décision du conseil municipal, les platanes qui bordent la route de Toulon sont abattus ; ils gênent les riverains, leurs racines soulèvent les sols des maisons.
1970 : La zone industrielle de La Farlède est créée. Ce site représente à ce jour la première zone industrielle du Var. La ZI s’étend sur trois communes : La Farlède, La Crau et La Garde et 170 hectares.
1971 : Le groupe scolaire Jean Aicard (ancien maire de Solliès-Ville, poète et écrivain provençal) est construit. Cet établissement est mis en service le 8 septembre 1971. Dans la même année, le hameau des Mauniers et le quartier avoisinant sont desservis par le réseau de distribution d’eau potable
1972 : Le canal de Provence est aménagé permettant ainsi la desserte en eau agricole
1972 : L’ancien groupe scolaire est cédé à la commune par le ministère de l’éducation nationale. Il est transformé en hôtel de ville.
1973 : Inauguration de la mairie
1977 : La mairie acquiert des terrains et agrandit le cimetière
1977 : Le maire, M.Mistral démissionne pour raison de santé et laisse la charge de la commune à M. Pantalacci
PIERRE, TERRE ET EAU : NOTRE PATRIMOINE
PIERRE
Les bastides
En Provence, le mot bastide dérive de l’ancien provençal ’’bastida’’ qui veut dire bâtir. Ce mot recouvre un double sens : il désigne l’ensemble d’un domaine rural ou péri-urbain comportant ferme et champs, dont l’étendue suivra la fortune du maitre des lieux. Il signifie également demeure à l’usage du propriétaire.
Elles traduisent l’art de bâtir et de décorer régional, hérité du passé et de l’attachement aux valeurs provençales de douceur de vivre et d’hospitalité. Elles apparurent au XVIe siècle, mais ont vu leur plein épanouissement du XVIIe au XIXe siècle.
La construction d’une bastide demande la présence d’un « mestre » au savoir ancestral dont les techniques participèrent à créer le style provençal. La Farlède en possède encore trois, qui témoignent de cette histoire.
La Bastide Aiguier (derrière l’église de La Farlède)

Cette bastide, ferme devenue bastide d’agrément, appartenait autrefois à une grande famille de La Farlède, les Chichon.
Elle passa dans la famille du comte et de la comtesse Colle de Toulon qui furent amis de Saint Jean Bosco (père fondateur de la congrégation des salésiens).
Le comte Colle était Comte romain et Commandeur de l’Ordre de Grégoire V ; sa femme, née Marie Sophie Buchet, était la fille du général baron Buchet qui devint Pair de France sous Louis-Philippe (1830-1848).
Quelques années après la disparition de la comtesse Colle, survenue en 1909, la bastide passa dans les mains de la famille Aiguier lui donnant son nom actuel.
La Bastide Jérusalem (quartier de l’Aubanne)

Les règles d’hospitalité provençale « offrir au voyageur l’eau et le repos » s’appliquent en totalité à cette bastide : un immense bassin et son lavoir alimentés toute l’année par sa source, un poulailler, les restes d’un pigeonnier, une mare aux canards, les vestiges d’un agachon, un parc boisé d’essences méditerranéennes comme les pins, les platanes, les peupliers, les lauriers, etc.
Une véritable mise en scène d’eau et de verdure pour créer un art de vivre.
C’est aussi sur ce domaine que se justifie La Farlède comme terre à blé, car on y trouve l’aire de battage pour dépiquer le blé après les moissons.
La Bastide de Gardanne (Hameau des Grands)

On retrouve l’élégance et le goût du confort du XIXe siècle ainsi que le savoir-faire des maçons propriétaires Marius Louis Clair et Joseph Victor Bérard. Elle a toutes les caractéristiques des constructions de l’époque, en particulier la sobriété et l’harmonie des proportions.
Du plus loin que l’on remonte dans les actes de propriétés (21 mai 1757) ce fut une terre riche en eau, plantée de vignes et d’oliviers où se succédèrent plusieurs familles farlédoises dont les derniers furent les Gardanne.
La partie la plus ancienne abritait l’habitation des maitres avec une terrasse belvédère surplombant des bassins en pierre, réserves d’eau de source qui permettaient l’arrosage et le fonctionnement de son moulin à huile. La seconde partie était réservée au matériel agricole et aux logements des ouvriers, avec cave, écurie, hangar à foin, poulailler, etc. Deux cyprès marquaient l’entrée à la propriété ainsi qu’une grande allée. Un platane majestueux accueillait les visiteurs, preuve du rôle important du jardin d’agrément et de la recherche d’ombre.
Les restanques
Le terme « restanque » désigne à la fois ces murets de soutènement en pierres sèches et la bande de culture en amont. Elles n’ont jamais été conçues pour leur esthétique. Les pierres montées grossièrement, sans mortier, pour soutenir le terrain plat, ne sont pas taillées et elles manquent, pour la plupart, d’entretien. Ainsi elles laissent s’écouler l’eau et permettent un bon drainage. De plus, les cavités des murs abritent une faune et une flore riches et spécifiques. la restanque joue, comme la haie, un rôle de maintien de la biodiversité.
Dès le XVIIIe siècle, exploiter des terres sur les coteaux devient indispensable pour nourrir sa famille, lorsqu’on est paysan et généralement peu aisé dans les campagnes. Nombre d’entre eux possédaient ce savoir- faire qui leur permettait d’améliorer leur quotidien.
Les restanques farlédoises se trouvaient au-dessus de la plaine, sur les collines pentues du Coudon. On y plantait des oliviers, quelques cultures céréalières qui demandaient peu d’eau, et on faisait son bois de chauffe qu’on redescendait à dos d’âne.




L’Église de l’Immaculée conception
Construite de 1751 à 1755.
De style roman elle est dédiée à l’Immaculée Conception comme le montre le tableau surmontant le maître-autel placé le 8 décembre 1755, jour de la bénédiction de l’église. On peut y découvrir deux tableaux peints par J.L. Panisse en 1785 représentent l’un Saint-Pierre emprisonné délivré par un ange, l’autre le jugement de Sainte-Christine patronne de Solliès-Pont.
La croix qui est maintenant appuyée au fond d’une niche à côté de la vierge de Lourdes fut acquise par notre église auprès des jésuites de Toulon avec divers objets, ainsi que l’autel de Saint-Jean. La Statue de la vierge tenant l’enfant Jésus dans ses bras à l’autel de la Vierge, remonte à 1727.




La Chapelle de la Sainte Trinité
La chapelle construite directement sur le rocher est tournée vers le levant (orientée). Érigée avec de petites pierres rectangulaires, elle possède une nef romane à deux travées séparée par un arc doubleau. L’abside est semi-circulaire ou en cul de four. On y entre par une porte en plein cintre, au sud, surmontée d’une statue de Saint-Roch; une autre porte à l’ouest est plus récente. La chapelle est agrémentée d’un clocheton mitre.
Le cartulaire de Saint-Victor, une bulle du pape Pascal II (1099-1118), une autre d’Honorius II (1124-1130) permettraient d’en situer l’édification au début du Xe siècle. Elle tint lieu au XVIIIe siècle d’église de Solliès-la-Farlède (messes à partir de 1716, succursale en 1744) sous le vocable de Notre-Dame de la Trinité.
Lieu de grande dévotion, le premier dimanche après la Pentecôte, un pèlerinage important s’y déroulait sur le chemin de Brignoles à Toulon. On y organisait aussi au mois de mai et d’octobre, les fêtes de la Trinité. On allait à la messe à la chapelle les lendemains de communion…
Une première restauration en 1980 précèdera celle de 2009 qui consolida l’édifice tout en lui donnant l’aspect que nous lui connaissons aujourd’hui.





Cette dernière restauration mis au jour deux sépultures sous lauzes, ainsi que les vestiges d’un édicule de la fin de l’Antiquité, lequel pourrait être en relation avec un sanctuaire plus ancien.
La chapelle abrite de nombreux ex voto dont certains sont classés. Les plus anciens pouvant remonter au XVIe siècle.
Le moulin de La Capelle
Acquis par la Municipalité en 1993, ce moulin, dans un état de conservation exceptionnel, fonctionnait encore à la fin des années 50. Il doit sans doute son nom à plusieurs chapelles de pressoir, système ingénieux et prouesse technique de la fin du XVIIIe et du début du XIXe siècle.
Aujourd’hui inactif, le moulin de La Capelle fait l’objet d’un ambitieux projet de réhabilitation. Ce bâtiment patrimonial, emblématique du cœur de ville, accueillera prochainement un institut médico-éducatif porté par l’association Phar83, en partenariat avec la commune. Cette nouvelle vocation, à la croisée du patrimoine et de l’inclusion, permettra d’ouvrir le site à la vie locale tout en conservant et valorisant son caractère historique.
En savoir plus sur le projet de l’Institut médico-éducatif



Les moulins à huile
À La Farlède, l’eau et l’olive ont longtemps parlé le même langage. Dans le vallon des Laures, le vieux moulin du Partégal se dresse encore, gardien d’un art séculaire. Depuis le XIVe siècle, il recueille la force des sources — la Fontaine dorée, le Réganas — canalisées par un aqueduc de pierre venu du temps des Romains. Sur sa roue à augets, haute de plus de huit mètres, l’eau se précipite et se fait bras patient : elle entraîne les meules de grès, puis les pressoirs, jusqu’à faire jaillir l’huile, sombre et odorante d’abord, dorée après décantation.

Ces moulins n’étaient pas que des machines. Ils appartenaient à la trame vivante du village, partagés entre familles et réglés par de minutieux droits d’eau, distribués selon les saisons. Autour des pressoirs s’échangeaient les nouvelles, se renforçaient les solidarités ; les veillées d’hiver mêlaient le cliquetis des engrenages au murmure des voix.
Au milieu du XXe siècle seuls deux moulins continuèrent à faire résonner ce concert hydraulique car le gel de 1956 brisa les oliveraies et, avec elles, le cycle patient des moulins farlédois*.
*Dans le nouveau salon de thé du Moulin de La Capelle, vous aurez le plaisir de vous restaurer auprès des vestiges du moulin à huile, traces d’une ingéniosité ancestrale.
Aujourd’hui, les pierres subsistent et l’eau court toujours sous les arcades. Dans la roue qui tourne encore au Partégal, dans les scourtins empilés, dans le parfum d’huile fraîche, se lit un héritage : celui d’un pays qui a su, des siècles durant, unir la force des sources et la patience des hommes pour transformer l’olive en lumière.
Le saviez-vous ?
Une mention historique fait état d’un moulin à farine établi en 1841, actionné par l’eau d’un barrage de Flayosque sur la rive droite du Gapeau, selon les notes de Frédéric Dollieule (Ecomusée de La Vallée du Gapeau)
« Sur la rive droite, le barrage à la suite fournit de l’eau au moulin à farine. »
(M. Escudier, 1841)
Les oratoires
Un oratoire est un édifice qui appelle à la prière, pour invoquer la protection divine. C’est un petit monument voué au culte chrétien, la plupart du temps. Cependant, tous n’ont pas cette origine. Ils peuvent aussi marquer le souvenir de lieux miraculeux ou d’apparitions, être érigées en ex-voto ou en souvenir, rappeler des lieux désertés, être une étape sur un pèlerinage ou un itinéraire de procession. L’origine et la fonction de l’oratoire peuvent donc être très diverses, mais il a un lien profond avec les croyances populaires.
Nous en comptons trois encore intacts, sur notre commune : les oratoires de Saint-Roch, Notre Dame du Partégal et Notre Dame de Lourde.




Les aqueducs
Un aqueduc est un système de transport d’eau par des canaux couverts et des tuyaux servant à amener l’eau d’une source d’un endroit, où elle est disponible et de bonne qualité, vers un autre, où elle est nécessaire (comme dans un village), en utilisant la pente du terrain comme une rivière naturelle.
L’eau a toujours été une richesse de notre patrimoine local, on imagine combien les Romains ont pu ainsi, par leur ingéniosité, en profiter allégrement.
Une autre particularité de notre commune, est que ces aqueducs, le plus souvent enterrés, ont été réalisé en extérieur.
Les vestiges farlédois nous permettent de comprendre comment l’eau était amenée jusqu’aux roues des pressoirs à huile, pour les faire fonctionner.




TERRE
L’agriculture
Les premières cultures sont celles de l’olivier et du blé. Les restanques que l’on rencontre tout au long des pentes du Coudon en permettaient l’exploitation. Dans le village existaient quelques magnaneries (bâtiments servant à l’élevage de vers à soie). Cette activité s’exerçait surtout dans le quartier de « la Corse » situé en haut du village.
Puis, la vigne prit une forte expansion. Mais ce sont surtout les fleurs cultivées en plein air (violettes et narcisses) puis dans des serres, qui dominèrent l’activité agricole de la région.
Le Mont Coudon
La commune est dominée par le mont Coudon, l’un des trois principaux monts Toulonnais avec le mont Faron et le mont Caume, culminant à 702 mètres d’altitude et simplement surnommé « Le Coudon ».
La ville s’étend le long de ses flancs, puis à ses pieds sur 811 hectares.
C’est la part la plus petite qui lui fut attribué lors de la division des terrains des quatre communes Solliès-ville, Solliès-Pont, Solliès-Toucas, La Farlède.

Les arbres remarquables
Le Pin parasol
Symbole de la Côte d’Azur, popularisé par les affiches touristiques de la Belle Époque, le pin parasol invite à la sieste sous sa grande ramure. C’est aussi le pin des gourmands, car ses pommes renferment de doux pignons, utilisés en cuisine dans tout le Bassin méditerranéen. Il doit son nom à un haut tronc et une large cime aplatie.

Notre pin, sur la place du village probablement âgé d’une centaine d’années, porte aussi le nom de « Pin de la Liberté » grâce au geste spontané et enthousiaste de Yvon Aiguier, qui lors de la libération de La Farlède du 21 août 1944, alors qu’il n’était âgé que de 18 ans, a grimpé sur ce pin parasol pour y planter le drapeau français.
L’aliboufier
L’aliboufier est un arbre d’Orient, certainement ramené, en France, par un moine chartreux « voyageur ». Il n’en existe que sur notre territoire de La Vallée du Gapeau autour de Méounes, Belgentier, Solliès-Ville et La Farlède.
Son fruit n’a pas de nom, sauf en provençal « l’alibòfi ».
C’est près du pont, sur la route menant à la chapelle de La Trinité, que vous pourrez encore admirer cet arbre rare, donnant de belles fleurs blanches au mois de mai. Sa résine servait d’encens et de baume pour calmer nombre de maladies respiratoires. Les fruits, d’une très grande dureté, servaient à confectionner des chapelets.

L’olivier millénaire

L’olivier est un arbre emblématique du bassin méditerranéen. Sa longévité le fait compter parmi les arbres les plus vieux au monde. Majestueux, tel un vieux sage résistant et résiliant, il procure à la fois sérénité et douceur de vivre.
Nous avons la chance d’en avoir de nombreux sur notre territoire et en particulier deux d’entre eux nous font l’honneur de leur présence depuis des centaines d’années !
Résistants aux aléas climatiques et notamment au gel dévastateur de 1956, qui frappa la végétation farlédoise en plein coeur, ces deux oliviers ont traversé toute l’histoire fondatrice de notre village.
D’ailleurs, s’ils pouvaient parler, ils seraient certainement intarissables, à la manière de nos aïeux provençaux !


L’oliveraie du Partégal
L’oliveraie du Partégal, unique de par son étendue – 20 450 m² – regroupe plus de 300 sujets. Ces géants les plus anciens atteignant les 600 ans, datent de la période d’Henri IV.
C’est ici pour en savoir plus sur l’oliveraie.

EAU
Les fontaines
Elles ornent nos villes, décorent les places, et coulent discrètement au doux bruit du glougloutement, mais les fontaines publiques sont bien plus que de simples ornements urbains. Elles sont les témoins silencieux d’une longue histoire humaine, sociale, et politique. De l’Antiquité à nos jours, elles ont structuré les civilisations, apporté l’eau au cœur des communautés, et créé du lien entre les individus.
Autrefois, c’est-à-dire bien avant que l’eau n’arrive au robinet de chaque foyer, les fontaines publiques étaient avec les puits et les cours d’eau les seuls lieux d’alimentation en eau potable, c’est pourquoi notre commune en compte plusieurs tout au long de la rue principale et dans les hameaux. Les plus anciennes semblent dater du milieu du XIXe siècle. Les plus récentes, du début des années 2000.
On peut lire sur la fontaine, à l’autre bout de la place, cette formule : « Il est défendu d’abreuver aucune bête attelée et de laver du linge, des légumes et aucune vaisselle à ce petit bassin 1847 », pourtant les anciens se souviennent que l’été, pour tenir au frais les fruits de saisons, les vasques des fontaines étaient fort sollicitées par leurs aïeux.



Les fleuves, rivières et sources
Un fleuve côtier et deux rivières marquent le territoire de la commune :
Le Gapeau prend sa source à Signes et se jette dans la mer près des salins d’Hyères. Dans ses méandres, il traverse les quartiers des Mauniers et de la Garrejade, au nord de notre village.



La source du Réganas est un affluent de rive droite de l’Eygoutier qui se jette dans la mer à Toulon, au Mourillon plus exactement. Il est formé de nombreuses sources qui prennent naissance sur les pentes du Coudon. Il alimentait, en aval, de petits moulins et l’on peut voir près du pont qui mène à la chapelle de la Trinité une retenue et un petit bief le long de son lit. Le premier pont qui enjambe le Réganas était le passage d’un massif et rustique chemin de chars (ce fut jadis une importante route joignant les Solliès à Toulon).
Les voyageurs pouvaient, comme il était coutume, profiter de la chapelle pour y passer la nuit.


Enfin Le Lambert qui est un petit affluent, un ruisseau même, courant aux côtés du Réganas jusqu’à la plaine de La Crau et de La Garde finissant, lui-aussi, sa course dans l’Eygoutier.
Les canaux d’irrigation
À La Farlède, les canaux des arrosants témoignent d’un savoir-faire ancien, transmis de génération en génération. Creusés avec patience et précision, ces modestes cours d’eau irriguent depuis des siècles champs et jardins, assurant la prospérité des cultures locales. Chaque vanne, chaque rigole raconte l’histoire d’une communauté attentive à sa terre et à l’eau qui la fait vivre. Les arrosants, gardiens de ce patrimoine vivant, perpétuent des gestes et des rituels immémoriaux : ouvrir une écluse, guider l’eau, observer son chemin. Ces canaux ne sont pas seulement des infrastructures agricoles, mais des témoins silencieux de l’identité et de la mémoire de La Farlède, inscrivant dans le paysage l’héritage d’une humanité en dialogue constant avec l’eau.
Depuis le XIXe siècle, ces cours d’eau sont gérés par les arrosants eux-mêmes, organisés en syndicats pour chaque hameau. Ensemble, ils définissent les heures d’arrosage et l’entretien des canaux. Les archives départementales conservent les délibérations de ces syndicats, comme celles du Syndicat des Mauniers entre 1824 et 1853. Les règlements sont régulièrement révisés pour répondre aux besoins des habitants : le 23 mars 1851, une nouvelle répartition des horaires est fixée, et la nomination annuelle d’un « conducteur des eaux » est instituée le dernier dimanche de mars. Les gardes champêtres de la commune veillent au respect des règles, munis de copies du règlement, et des tableaux de distribution de l’eau permettent de contrôler l’application des décisions.
Cependant, l’organisation n’empêche pas les tensions. Dans les années 1850, tous les syndiqués du Syndicat des Mauniers donnent leur démission, illustrant le caractère parfois houleux de ces assemblées. En 1857, confronté au « désordre qui règne parmi les propriétaires », le maire appelle à la révision du règlement, et le sous-préfet instaure une nouvelle association syndicale, rétablissant ordre et régularité.

D’autres syndicats apparaissent également, captant l’eau du Réganas pour irriguer différents hameaux. L’association des arrosants des Laures, des Grands et de Muscatel, figurée sur un plan de 1867, utilise notamment le canal du moulin Guiol, aujourd’hui Moulin à huile du Partégal. Mais l’eau reste une ressource rare et précieuse. Dès 1857, un ingénieur du service hydraulique constate que le canal du Syndicat des Mauniers est bouché, provoquant des pertes et un débit insuffisant en été. L’eau, vitale pour l’irrigation, alimente également les moulins, témoignant de la double fonction de ces infrastructures.
Les archives montrent que certains moulins, comme ceux appartenant à François de Forbin dès 1553, bénéficiaient de droits d’usage spécifiques, entraînant la construction de barrages et parfois des conflits avec les autres syndiqués. Dans les quartiers bordant le Réganas, le moulin à huile de M. Guiol illustre parfaitement ces tensions. En hiver, l’eau captée pour faire fonctionner le moulin privait certains arrosants de ressources nécessaires à leurs cultures. Confronté aux accusations, M. Guiol écrit au Préfet le 18 février 1853 pour rappeler l’ancienneté de son moulin et les privilèges qui lui avaient été accordés, dont l’usage du canal en hiver.
Ainsi, à travers siècles de pratiques, conflits et régulations, les canaux et syndicats de La Farlède racontent une histoire où l’eau, ressource vitale et partagée, façonne le paysage, les techniques et les relations humaines. Ils témoignent d’un équilibre fragile entre tradition et modernisation, entre usages agricoles et industriels, entre mémoire collective et enjeux quotidiens.
Les bassins
En Provence, les bassins font partie intégrante du paysage depuis le Moyen Âge. D’abord conçus pour collecter et stocker l’eau de pluie ou celle détournée de sources et rivières, ils répondaient à un besoin vital dans cette région au climat sec. Souvent situés au cœur des villages ou des domaines agricoles, ils servaient à l’irrigation des cultures, à l’abreuvement du bétail et, parfois, à l’alimentation en eau domestique.
Leur remplissage se faisait de différentes manières : captage de sources acheminées par des canaux (béal), récupération des eaux de ruissellement lors des pluies, dérivation partielle de rivières ou torrents, adduction par aqueducs ou conduites, et, plus tard, pompage depuis des puits grâce à des pompes manuelles ou mécaniques. Ces systèmes ingénieux permettaient non seulement de garantir l’approvisionnement en eau, mais aussi d’alimenter en cascade plusieurs bassins ou fontaines.
À La Farlède, la tradition des bassins est particulièrement ancienne. Dès le XVIIe siècle, les habitants ont construit des bassins pour gérer l’eau en période de sécheresse et irriguer les terres agricoles, notamment les oliveraies et les potagers. Ces bassins, souvent situés près des sources locales, jouaient un rôle central dans la vie rurale et sont aujourd’hui encore visibles, témoins du savoir-faire hydrologique ancestral de la commune.
Au fil du temps, leur rôle a évolué : en plus de leur fonction utilitaire, ils sont devenus des éléments architecturaux et esthétiques, ornant les places publiques et les jardins. Aujourd’hui, même si leur usage agricole est souvent remplacé par des réseaux modernes, les bassins provençaux restent des témoins précieux du patrimoine hydraulique et contribuent à la fraîcheur et au charme des lieux.
Il en existe encore de nombreux et notamment dans les bastides de Jerusalem, des Aiguiers et Des Grands.

Le bassin du parc Pagès
Situé au cœur de ce jardin public, ce bassin historique servait autrefois à collecter l’eau de source pour irriguer les jardins alentours. Sa structure en pierre typique de la région témoigne de l’architecture rurale provençale du XVIIIe siècle.
Utile aux enfants des tout derniers propriétaires pour patauger en toute liberté, aujourd’hui il contribue à la fraîcheur du parc, y accueille une biodiversité locale en particulier des tourtereaux trouvant l’endroit idyllique pour s’y unir pour l’éternité.
Les lavoirs
La plupart des lavoirs datent du XIXe siècle. En effet, on prenait conscience, à cette époque-là, que le linge sale pouvait entraîner la diffusion de maladies comme le choléra, la rougeole ou la variole. Il existait des lavoirs privés, que les propriétaires mettaient parfois à la disposition des habitantes, mais peu de lavoirs publics. Par une loi du 3 février 1851, l’État décida de prendre à sa charge jusqu’à 30% des frais de construction des lavoirs communaux. Ce fut l’élément déclencheur d’une vague de constructions qui toucha toutes les communes de France.
La Fontaine-lavoir de la Farlède fut construite en 1847. En 1907 elle bénéficia d’une voûte de protection et d’une évacuation des eaux usées. C’est en 1992 que l’on procéda à son déplacement.

Les norias

Le mot « noria » désigne une machine hydraulique qui sert à remonter l’eau à la surface pour permettre d’irriguer les terres.
Ce terme vient de l’Arabe : « Na-urah », signifiant « la première machine à eau ».
La noria de campagne était toujours actionnée par un animal, souvent un mulet, un âne ou un cheval à qui l’on bandait les yeux et qui était attelé à une barre d’entraînement.
En tournant autour du puits, l’animal entraînait la barre et actionnait ainsi le mécanisme, ce qui permettait de remonter l’eau jusqu’à la surface. Cette dernière, ainsi puisée, arrosait les champs et leurs cultures.
L’une d’elle a été conservée. Elle se situe derrière la place de la mairie.

BALADES PATRIMONIALES
Parcours patrimonial
Découvrez le parcours patimonial à travers La Farlède, ville imprégnée de son héritage provençal et fidèle à son authenticité architecturale et humaine.
Difficulté : Facile / Distance : 5,5 km / Dénivelé + : 85m / Balisage : Non
Itinéraire :
1 – Attenant au parking, le jardin de Lou Jardin Roger Gensollen ainsi que son aire de jeu, son pi- geonnier, sa maison à insectes et enfin sa fontaine à Carpes Koï vous guettent paisiblement. Traversez-le en direction de la mairie et en sor- tant prenez le passage sur votre droite.
2 – En haut de la rue de la Tuilerie, le moulin Guiol de 1789, est au service des oléiculteurs depuis neuf générations. Anciennement moulin à sang, il a été entièrement modernisé.
3 – Direction rue de la Libération par le passage couvert, vous apercevrez les vestiges de l’abside en «cul de four» de la chapelle Notre- Dame (1338).
4 – Remontez vers l’av. des Guiols jusqu’à l’impasse du hameau des Guiols. Vous vous trouvez dans un des sept hameaux fondateurs de la commune dont les six autres se nomment : Les Mauniers, Les Grands, Les Laures, Les Fourniers, Les Nartières et Jérusalem.
5 – Légèrement en contrebas, se situe le hameau des Fourniers, appréciez ce lieu caractéristique du village. À la croisée des chemins des Bleuets et des Pinsons, vous pourrez vous perdre quelques instants dans le charmant hameau des Grands.
6 – Poursuivez jusqu’au pittoresque hameau des Laures qui tire son nom d’une ancienne famille farlédoise, les Laure, dont les ancêtres furent au service des seigneurs de Solliès (les Forbin).
7 – Arrêtez-vous sur le pont qui surmonte le ruisseau du Régana. Il prend sa source quelques mètres plus haut, un lieu paisible et plein de charme.
8 – La chapelle de la Trinité à nef romane, est bâtie sur le rocher. Sa porte, en plein cintre ouvrant vers le sud, est surmontée d’une statue de Saint-Roch. Elle tint lieu d’église au XVIIIe siècle sous le vocable de Notre-Dame de la Trinité.
9 – En redescendant, vous trouverez le moulin du Partégal dont certains éléments remontent sans doute au XIVe siècle. C’est le plus ancien de La Farlède encore en activité avec sa grande roue à au- gets alimentée par un magnifique aqueduc à l’allure romaine de près de 200 mètres de long.
10 – En face, se trouve l’oliveraie du Partégal, étendue sur 2 ha, elle compte environ 550 arbres dont certains ont plus de 650 ans. C’est la plus ancienne oliveraie de Provence qui doit sa préservation à la bienveillance du Coudon.
11 – C’est le moment de rattraper le chemin du Partégal et de récupérer plus loin sur votre gauche l’aenue Désiré-Gueit. Première à droite, rue Ernest Fouque, là se dressent deux oliviers millénaires, sans doute que ces vénérables personnages savent bien des histoires…
12 – Continuez jusqu’au chemin du Partégal, puis sur la rue du Coudon. Au niveau du parking de la médiathèque, vous trouverez l’entrée du jardin Pagès*.
13 et 14 – En sortant côté avenue de la République, prenez à gauche et remontez la rue du Partégal jusqu’à la placette du moulin de La Capelle. Le moulin (de 1895) acquis par la municipalité en 1993, regroupe deux types de meules : la 1re actionnée par une roue à aube et alimentée par l’aqueduc (n° 14) (moulin à eau), la 2de à traction animale (moulin à sang).
15 – Prenez la direction du clocher de l’église par le mail piétonnier, la rue Xavier Messina, la Libération à droite puis descendez sur la rue du 4 septembre, une des ruelles emblématiques de la ville.
16 – L’église de l’Immaculée conception de style roman fut commencée en 1751 sous le règne de Louis XV.
17 – De l’autre côté de l’av. se tient la fontaine (autrefois fontaine-lavoir), en traversant la place, vous découvrirez sa moitié, le lavoir. Construite en 1847, elle fut déplacée en 1920 puis en 1992.
18 – Sur le chemin vers le parking, une Noria se trouve sur votre passage. Autrefois, les norias étaient nombreuses à La Farlède et l’on pouvait entendre leur chant à travers la campagne.

Chemin de la mémoire
À l’occasion du 80ᵉ anniversaire de la Libération de La Farlède en 2024, un chemin de la mémoire a été inauguré.
Ce parcours, jalonné de panneaux explicatifs, invite à revivre les moments marquants des événements d’août 1944. Cet itinéraire proposé vous permettra d’explorer ces pages d’histoire en toute autonomie.
Des QR codes permettent d’accéder à des contenus complémentaires enrichissant l’expérience.

Consultez ici les 3 autres chemins de mémoire dans la Vallée du Gapeau.
LE PATRIMOINE CONTÉ
« Un passé farlédois bien présent «
Film des Journées européennes du patrimoine 2023
Dans le cadre des quarantièmes Journées européennes du patrimoine, intitulées «Patrimoine vivant»,
La Ville de La Farlède et le service médiathèque, culture et patrimoine, vous proposent « UN PASSÉ FARLÉDOIS BIEN PRÉSENT »
2024, l’année du souvenir des 80 ans du débarquement en Provence
Dans le cadre des 80 ans de la libération de La Farlède, La Ville de La Farlède et le service médiathèque, culture et patrimoine, vous proposent « 2024, l’année du souvenir des 80 ans du débarquement en Provence »
LES PARCS ET JARDINS
Découvrez ici les parcs, jardins et lieux de détente à La Farlède.