C’est une page qui s’est tournée au cœur de La Farlède. Après des années derrière le comptoir de sa boutique « Au K’Ramel », Fabienne Ramel a confié les clés de son commerce à un nouveau propriétaire.

Après 16 années passées à régaler les gourmands, Fabienne Ramel a cédé son fonds de commerce « Au K’Ramel », avenue du Coudon. Ouverte en 2008, la boutique est devenue une adresse incontournable pour les Farlédois de tous âges, notamment pour ses bonbons vendus à l’unité, très appréciés des collégiens à la sortie des cours.
Pour Fabienne, ce commerce était avant tout une histoire de famille et de souvenirs. Inspirée par sa mère, qui vendait déjà des confiseries à Solliès-Pont – « Ma maman tenait un hôtel-restaurant, elle y vendait des bonbons à côté du collège lorsque j’étais adolescente. Plus jeune encore à La Garde, en sortant de la messe, on allait au kiosque de M. Marceau pour s’acheter des bonbons », se souvient-elle.
Avant de se lancer à son compte, elle travaillait dans l’animation commerciale. La boutique a été entièrement aménagée par son mari. À départ, « Au K’Ramel » proposait essentiellement des bonbons, puis l’offre s’est vite élargie à l’épicerie fine : chocolats, produits salés, thés, épices, conserves, boissons et idées cadeaux. À l’ouverture, leur petite dernière était encore au collège voisin : « Elle était très fière de venir à la boutique avec ses copines ». Maman de trois grands enfants et grand-mère de six petits-enfants, le dernier âgé de 15 mois l’appelle tendrement « Mémé bonbons ».
Le lieu a su fidéliser une clientèle bien au-delà de La Farlède.
« J’ai eu la chance d’avoir des clients fidèles, ce sont eux qui m’ont permis de tenir toutes ces années », confie-t-elle.

L’opportunité d’une reprise a conduit la commerçante à tourner la page. La proposition de Mathilde s’est concrétisée en quelques mois et la cession a été officialisée mi-janvier. Si le pincement au cœur est bien présent, Fabienne Ramel ne nourrit aucun regret : « Ce sont de très beaux souvenirs. La clientèle, c’est une deuxième famille. »
L’émotion est là, mais la boutique continue d’exister dans le même esprit, avec une continuité assurée et la touche personnelle de sa repreneuse. Les Farlédois peuvent continuer à pousser la porte de la boutique, qui prend désormais le nom de « Ô caramel », avec la même gourmandise.
