Gendarmerie : Jean-Baptiste Jaillet une certaine idée du service

À 25 ans, le lieutenant Jean-Baptiste Jaillet vient de prendre le commandement de la brigade de gendarmerie de La Farlède. Pour ce jeune officier, qui dirigera pendant trois ans 35 militaires, cette première affectation est autant un défi professionnel qu’un engagement au service d’une population qu’il entend protéger, écouter et accompagner.

Jean-Baptiste Jaillet, nouveau commandant de la brigade de gendarmerie de La Farlède, pose devant un véhicule de la gendarmerie.
Baptiste Jaillet, nouveau commandant de la brigade de gendarmerie de La Farlède

À peine sorti de l’Académie militaire de la gendarmerie nationale (AMGN) de Melun, le lieutenant Jean-Baptiste Jaillet a déjà pris ses marques. Depuis le 1er août, il commande la brigade de La Farlède et ses 35 gendarmes. Une première affectation qu’il aborde avec enthousiasme, mais aussi avec la conscience des responsabilités qui l’attendent.

Originaire de Saône-et-Loire, le jeune officier aurait pu envisager d’autres carrières après un parcours universitaire à Sciences Po Paris, renforcé d’un master en sécurité-défense. Mais c’est la gendarmerie qui s’impose comme le juste équilibre entre ses aspirations : servir l’intérêt général, être au contact du terrain et agir concrètement.

Major de sa promotion, il aurait pu privilégier le Sud pour son climat. Son choix est pourtant guidé avant tout par le défi professionnel : un territoire périurbain, une forte activité judiciaire et un poste à responsabilités. La Farlède répond parfaitement à ces critères avec une équipe dont il mesure vite la valeur : « Il y a vraiment des enquêteurs qui ont d’énormes compétences. » Une expérience collective sur laquelle il entend s’appuyer pour continuer à améliorer la qualité du service rendu à la population.

« Donner un cap, fédérer »

C’est ainsi qu’il conçoit son rôle de chef, avec au cœur de ses priorités les affaires qui touchent directement les personnes, notamment les violences intrafamiliales et les violences sexuelles sur mineurs. L’affaire Lyhanna « a été un rappel que la gendarmerie n’a pas droit à l’erreur », souligne-t-il.
La gendarmerie doit aussi être visible et accessible, notamment par la prévention auprès des enfants et adolescents, sur le harcèlement ou les conduites addictives : « C’est à ce moment-là qu’on peut avoir un impact. »

Jeune papa d’un petit garçon de trois mois, il mesure aussi ce que représente cette première expérience de commandement, un choix d’affectation fait en famille. Son ambition tient en quelques mots : gagner et conserver la confiance de tous. « La population doit se sentir protégée, écoutée par sa gendarmerie et pouvoir lui faire confiance. »
Une vision qui repose sur un principe auquel il se dit particulièrement attaché : la redevabilité. « La gendarmerie n’agit pas pour la gendarmerie, elle agit pour ses concitoyens.»
Et lorsqu’il évoque les trois années à venir, une chose semble déjà acquise : il sait qu’il sera difficile de repartir. Comme son prédécesseur avant lui, le jeune lieutenant pourrait bien laisser derrière lui un peu plus qu’un poste : des liens, une équipe et un territoire auquel il se sera attaché.