Ville de La Farlède

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Histoire

La Farlède en chiffres

  • Nombre d'habitants
    1999 : 6873 (Moyenne nationale : 1640 / Rang national : 1.328 ème)
    2006 : 8729
  • Surface
    8,31 km2 (Moyenne nationale : 17 km2 / Rang national : 23.064 ème)
  • Densité
    828 hab./km2 (Moyenne nationale : 144 hab./km2 / Rang national : 1.053 ème)
  • Famille à La Farlède
    Étudiants : 9,43%
    Familles Mono parentales : 10,41%     
  • Immobilier à La Farlède
    Propriétaires de leur résidence principale :  71,42% (moyenne nationale : 73,56%) 
    Résidence principale de type maisons/fermes :  69,98% (moyenne nationale : 82,39%) 
    Résidences principales en immeuble :  25,91% (moyenne nationale : 6,3%) 

  

Historique

La Farlède reste imprégnée de son passé de village provençal suffisamment loin des côtes pour préserver une certaine authenticité. La découvrir est un plaisir rare que seuls les anciens Farlédois peuvent vous offrir si tant est que vous montriez un peu d’intérêt pour ce qui a précédé l’autoroute, les lotissements et les supermarchés. Sans repousser le développement et l’inévitable évolution, il est enrichissant de se pencher sur ce qui fait les racines de cette région.


COUDON : la commune est dominée par le Coudon (700 m). Elle s’étend à ses pieds sur 811hectares. Pour les Farlédois, le Coudon est un symbole, un point de ralliement. Ce vieux phare semble indiquer son chemin au voyageur pressé de rentrer chez lui.


RIVIERES : un fleuve côtier et une rivière marquent le territoire de la commune.


LE GAPEAU : qui dans ses méandres, traverse les quartiers des Mauniers et de la Garrejade procure l’eau d’arrosage. La source du Réganas alimente les jardins des Laures et du Partégal, faisant également tourner un ancien moulin à huile.

 

LA PLAINE : elle est située entre le massif schisteux des Maures et la Provence calcaire.


ETYMOLOGIE DU MOT FARLEDE : Frédéric Mistral, dans son grand dictionnaire, nous propose une étymologie du nom de La Farlède. On peut y lire : « La Farlède prés d’Hyères, de Farleto radical « ferla » qui donna « ferula commune de linna » qui n’est autre que le nom savant du gros fenouil ». Cette étymologie est contestée. Selon certains, elle remontrait plutôt à l’occupation romaine. Le nom de La Farlède viendrait alors de la juxtaposition de « far » (le blé) et de « leda » (que l’on peut rapprocher du mot Gascon des Landes). Il signi- fierait donc « la terre à blé ».


LA PAROISSE ET SON HISTOIRE : L’église de La Farlède a été construite en 1751. De style roman, elle est dédiée à l’Immaculée .
Conception comme le montre le tableau surmontant le maître-autel placé le 8 décembre 1755, jour de la bénédiction de l’église. Construite au XIe siècle par les chanoines de l’abbaye Saint Victor de Marseille, la chapelle de la Trinité est le plus vieux monument religieux de la commune ; un grand nombre d’ex-votos tapissent les murs.
Initialement la commune était composée de hameaux avec quelques ruelles sur lesquelles donnaient des porches ou des escaliers extérieurs. Les Mauniers sont restés pratiquement inchangés et donnent une bonne idée de ce que pouvait être l’habitat local au XVIIe siècle. Au début du XIXe siècle, le village poursuit son extension le long de la route. Des immeubles se construisent autour d’une placette et de part et d’autre de la voie en direction de Solliès-Pont et de Toulon.
L’habitat change quelque peu dans son aspect extérieur. Puis, le village s’étale encore et dans les années 1970, les lotissements naissent tout autour de l’ancien bourg. La population connait un accroissement considérable.

En 1766, un recensement fait état de 793 âmes au village. Environ deux siècles plus tard, entre 1968 et 1982, la population s’accroît, doublant presque en 14 ans (de 2540 à 4472 habitants) alors qu’il avait fallu 28 ans entre 1940 et 1968 pour que l’augmentation soit de 1200 habitants.
ARTISANS ET INDUSTRIE : dès les premiers temps, le grès présent sur une grande partie de la commune est exploité. On en tire des matériaux de construction. D’autres activités se développent à La Farlède dispersées çà et là puis, rassemblées dans les zones d’entreprise de la commune. Une mine de gypse alimentait une plâtrière et une mine d’argile, une tuilerie. La plâtrière fut l’une des activités principales de La Farlède. En 1947, deux Parisiens louent la plâtrière pour la transformer
en champignonnière. Celle-ci fonctionne jusqu’en 1960, date à laquelle son activité cesse par défaut de fumier de cheval dû à la disparition des attelages.

La tuilerie fut aussi une activité de la commune. L’argile extraite des collines était mélangée à la terre provenant de la plâtrière pour confectionner la base du matériau nécessaire à la confection des tuiles. Le mélange était malaxé avec de l’eau grâce à l’énergie produite par des chevaux qui tournaient autour du bassin. La boue ainsi obtenue est mise à sécher au soleil. Lorsqu’elle devient malléable, elle est transformée « en canal » sur les cuisses même des ouvriers avant d’être mise à nouveau à sécher, cette fois, dans un four à bois. Elle ferme ses portes en 1929.

La Farlède eut également une fabrique d’échelles qui appartenait à la famille ESCARRAT. Les échelles produites étaient souvent utilisées pour la cueillette des fruits. On les appelait les « escarassons ». Cette activité s’est développée pendant plus de trois siècles.
Le charbonnage fut un des métiers exercés dans la commune. Vers 1914, une cinquantaine de charbonniers exercent dans nos collines. La corporation des charbonniers est particulièrement respectée. Ils avaient le privilège de présenter leurs félicitations lors des naissances et mariage à la cour de France.

 

AGRICULTURE : Les premières cultures sont celles de l’olivier et du blé. Les restanques que l’on rencon- tre tout au long des pentes du Coudon en per- mettent l’exploitation. Dans le village existaient quelques magnaneries (bâtiments servant à l’élevage de vers à soie). Cette activité s’exer- çait surtout dans le quartier de « la Corse » situé en haut du village.  

Puis, la vigne prit une forte expansion. Mais ce sont surtout les fleurs cultivées en plein air (violettes et narcisses) puis dans des serres qui dominèrent l’activité agricole de la région.

RECAPITULATIF

des faits qui ont marqué la période de 1789 à 1977... 1789 : la Révolution française est l’ensemble des mouvements révolutionnaires qui se succèdent en France de 1789 à 1799 pour abolir les structures de l’Ancien Régime. Cette révolution se déroule en plusieurs étapes. Lors des états généraux réunis le 5 mai 1789, le tiers- état impose la souveraineté de la nation, révolution politique capitale que la prise de la Bastille (14 juillet 1789) couronnée de façon symbolique
1789 : le 6 avril, les électeurs du clergé des 3 sénéchaussées de Toulon, Hyères et Brignoles élisent le curé Farlédois Jean-Joseph RIGOUARD comme député

1799 : le 4 juillet, le 15 messidor an VII, le directeur exécutif, par décision signée « Sieyès » crée quatre nouvelles communes : Solliès Ville, Solliès-Pont, Solliès Toucas, Solliès-Farlède

1800 : M. Jean Louis CHICHON est désigné comme responsable de la construction et de la perception communales. Dès cette époque, il est demandé à M. Joseph GUIOL de réorganiser la garde nationale
1802 : 7 brumaire de l’an IX (7 octobre), le premier conseil municipal se réunit. Il décide d’un bureau de bienfaisance pour soutenir la population la plus défavorisée

1802 : le premier instituteur M. Joseph GUEIT est nommé

1854 : le choléra fait sa réapparition
1862 : la mairie prend à sa charge le loyer du docteur PAULET afin de l’inciter à se fixer à Solliès-Farlède

1863 : la gare est construite 1863 : le pensionnat des jeunes filles du Partégal est créé
1874 : la décision est prise de planter 120 platanes aux abords du village

1877 : construction de fontaines et installation de l’éclairage des rues par des fanaux munis de lampes à pétrole
1880 : Solliès-Farlède devient La Farlède. Dans la même année, l’équipement des trottoirs est réalisé
1880 : début de la culture florale, surtout des violettes, l’une des fiertés du canton

1883 : nouvelle et dernière épidémie de choléra

1899 : le 8 octobre, un orage d’une rare violence fait déborder de son lit le Réganas

1900 : les rues reçoivent des noms et les maisons sont numérotées
1905 : le début de l’électrification est un grand progrès pour les Farlédois. C’est la modernisation assurée pour le village
1907 : le lavoir de la place se voit recouvert d’une voûte de protection et surtout d’une canalisation d’évacuation des eaux usées vers les égouts. Au début du siècle, la plâtrière appartient à M. Auguste GUIOL. Celui-ci la lègue alors à sa fille alors que son fils prend sa suite à la tuilerie. Elle devient ultérieurement une champignonnière. Par ailleurs, deux moulins à huile fonctionnent grâce à leurs mouliniers M. RICCA et M. GUIOL.

Les armoiries de La Farlède sont imaginées par le félibrige majoral Maurice RAIMBAULT, archiviste adjoint des Bouches du Rhône et remises au village ainsi que sa devise « DÓU SOULÈU TOUT BÈN » (du soleil tout bien).


Pendant la guerre 14-18, La Farlède n’est pas épargnée.
1918 : La Farlède rend hommage à ses morts en érigeant un monument aux morts dans le cimetière

1927 : la cave coopérative ouvre ses portes. Elle est créée à l’instigation de M. le Maire Ernest FOUQUE et M. Paul BOREL qui en est le président fondateur

1929 : la tuilerie ferme ses portes

1936 : création de la cantine scolaire

1942-1943 : les Allemands s’installent à La Farlède. C’est à cette époque qu’est créée par les Allemands la société de production industrielle S.-P.-I. sur l’emplacement actuel de la scierie de la DCAN. Cette entreprise est destinée à expérimenter la fabrication synthétique d’essence à partir de sarments de vigne.

 

1944 : le 21 août marque la libération de La Farlède
1947 : la plâtrière est transformée en champignonnière

1951 : le village est équipé d’un tout-à-l’égout

1956 : une vague de froid frappe la France, les oliviers sont gelés. Dans la même année, après cette fameuse période de froid, le moulin ferme ses portes

1965 : sur décision du conseil municipal, les platanes qui bordent la route de Toulon sont abattus ; ils gênent les riverains, leurs racines soulèvent les sols des maisons.

1970 : la zone industrielle de La Farlède est créée. 

Ce site représente à ce jour la première zone industrielle du Var. La ZI s’étend sur trois communes : La Farlède, La Crau et La Garde et 170 hectares.

1971 : le groupe scolaire Jean AICARD (ancien maire de Solliès Ville, poète et écrivain provençal) est construit. Cet établissement est mis en service le 8 septembre 1971. Dans la même année, le hameau des Mauniers et le quartier avoisinant sont desservis par le réseau de distribution d’eau potable

1972 : le canal de Provence est aménagé permettant ainsi la desserte en eau agricole

1972 : l’ancien groupe scolaire est cédé à la commune par le ministère de l’éducation nationale. Il est transformé en hôtel de ville.

1973 : inauguration de la mairie

1977 : la mairie acquiert des terrains et agrandit le cimetière

1977 : le maire, M.MISTRAL démissionne pour raison de santé et laisse la charge de la commune à M. PANTALACCI

Le livre BD regards au fil du temps de 48 pages

 

Vous pouvez retrouver le livret en vente à la Médiathèque Eurêka pour 2 euros.

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